- Les Canadiens ont-ils des raisons de s’inquiéter du versement de leurs prestations du RPC?
Les prestations de retraite du RPC ne sont pas menacées et les Canadiens n’ont pas à s’inquiéter au sujet de leurs prestations du RPC. Dans son dernier rapport d’octobre 2009, l’actuaire en chef du Canada indique que la caisse du RPC sera viable pour la période de 75 ans visée par son rapport. Par ailleurs, en mai 2009, les ministres des Finances du Canada ont annoncé, en conclusion de leur examen triennal, que la situation financière du RPC est saine.
Malgré le recul sans précédent des marchés survenu récemment, nous demeurons confiants que notre stratégie de placement produira les rendements requis pour assurer la viabilité du régime pour des décennies et des générations. Hautement diversifiée, la caisse du RPC est conçue en fonction d’un horizon de placement à long terme et d’un mandat multigénérationnel.
Le portefeuille de 129,7 milliards de dollars ne sert pas à financer les prestations versées à l’heure actuelle. En fait, il faudra encore 11&nbbsp;ans avant qu’il soit nécessaire d’affecter une petite partie des revenus de placement de la caisse du RPC au versement des prestations, soit en 2021.
Par la suite, la caisse du RPC poursuivra sa croissance pour des décennies à venir.
- Quelle est la croissance projetée de la caisse du RPC?
La caisse du RPC devrait augmenter considérablement d’ici 2021. L’actuaire en chef du Canada prévoit que la valeur de la caisse du RPC s’élèvera à environ 275&nbbsp;milliards de dollars d’ici 10 ans. Par la suite, elle continuera d’augmenter, mais à un rythme plus lent puisqu’une petite partie du revenu de placement sera affectée au versement des prestations de retraite. En augmentant la valeur des fonds dont disposera le RPC à long terme, l’Office aidera celui-ci à tenir la promesse de pensions faite à la population canadienne.
- Les résultats du premier trimestre de 2011 ont-ils une incidence sur la viabilité à long terme du RPC?
Au 30 juin 2010, la caisse du RPC s’élevait à 129,7 milliards de dollars, comparativement à 127,6 milliards de dollars au 31 mars 2010. Combiné aux cotisations excédentaires de 6,1 milliards de dollars, cela représente une augmentation de 22,1 milliards de dollars par rapport à l’année précédente.
En tant qu’investisseur à long terme, l’Office se concentre sur les rendements à cinq ans et à dix ans, conformément à son approche de gestion de la caisse du RPC pour les décennies et les générations à venir. Pour la période de cinq ans terminée le 31 mars 2010, la caisse du RPC a obtenu un taux de rendement annualisé de 4,0 pour cent, soit un revenu de placement de 18,5&nbbsp;milliards de dollars. Sur une période de dix ans, le taux de rendement annualisé de la caisse est de 5,5 pour cent, soit un revenu de placement de 39,3&nbbsp;milliards de dollars.
Notre stratégie et notre portefeuille sont conçus pour produire un rendement réel à long terme visant à assurer la viabilité du RPC tel qu’il est constitué. Nos rendements doivent être examinés en fonction de notre stratégie à long terme. Bien qu’il soit important de présenter des résultats trimestriels et annuels, et d’y porter attention, nous considérons que notre rôle principal est de nous consacrer aux activités de placement visant un rendement à long terme. C’est le rendement de la caisse du RPC sur plusieurs années et décennies qui importe le plus.
- Compte tenu de la récente crise financière, avez-vous modifié votre stratégie de placement?
Non. Nous avons maintenu la stratégie de placement à long terme et la répartition stratégique de l’actif du portefeuille. En octobre 2009, le conseil d’administration et la haute direction ont reconfirmé la stratégie de placement et nous continuons à tirer parti de nos avantages comparatifs et à renforcer nos capacités internes pour mettre à exécution notre stratégie.
L’actif de 129,7 milliards de dollars de la caisse du RPC est très diversifié et structuré de façon à garantir aux Canadiens le versement des prestations de retraite du RPC à long terme.
- À présent que son actif atteint 129,7 milliards de dollars, l’Office d’investissement du RPC est-il la caisse de retraite à but unique la plus importante du Canada?
Oui. L’Office est la plus importante caisse de retraite à but unique au Canada. En fait, l’Office est l’un des réservoirs de capitaux à but unique les plus importants au monde et l’un de ceux dont la croissance est la plus rapide.
- Comment l’Office d’investissement du RPC évalue-t-il son rendement?
Notre outil d’analyse comparative le plus pertinent est l’indice de rendement du portefeuille de référence du RPC, qui nous permet de mesurer le rendement pour l’ensemble de la caisse du RPC. Nous cherchons à générer des rendements à valeur ajoutée supérieurs à ceux de cet indice de référence à long terme. L’indice de rendement du portefeuille de référence du RPC est composé de six indices boursiers généraux qui respectent les objectifs de placement à long terme et le risque connexe établis par les gérants du RPC au moment de la réforme du RPC en 1997. Ce portefeuille de référence est approuvé par le conseil d’administration à des fins de reddition de comptes et d’évaluation uniquement. Il ne s’agit aucunement d’un portefeuille cible pour la caisse du RPC.
En tant qu’investisseur à long terme, l’Office se concentre aussi sur les rendements à cinq ans et à dix ans, conformément à son approche de gestion de la caisse du RPC pour les décennies et les générations à venir. Pour la période de cinq ans terminée le 31 mars 2010, la caisse du RPC a obtenu un taux de rendement annualisé de 4,0 pour cent, soit un revenu de placement de 18,5 milliards de dollars. Sur une période de dix ans, le taux de rendement annualisé de la caisse est de 5,5 pour cent, soit un revenu de placement de 39,3 milliards de dollars.
- Quel est le taux de rendement nécessaire pour assurer la pérennité du Régime de pensions du Canada pour les générations à venir?
La caisse du RPC, qui a fait l’objet d’une réforme en 1996-1997, est viable. De fait, en octobre 2009, l’actuaire en chef du Canada a reconfirmé que le RPC sera viable pendant toute la période de 75 années suivant son rapport.
Selon l’actuaire en chef, le RPC doit réaliser un taux de rendement réel (c’est-à-dire déduction faite de l’inflation) de 4,2 pour cent pendant la période de projection de 75 ans visée par le rapport de l’actuaire, afin d’aider à assurer la pérennité du régime au taux de cotisation actuel.
- Les Canadiens ont-ils des raisons de s’inquiéter de ce que les rendements à cinq ans et à dix ans sont inférieurs au taux de rendement réel de 4,2 pour cent qui, selon l’actuaire en chef du Canada, est nécessaire pour assurer la pérennité de la caisse du RPC?
Ces rendements doivent être analysés en fonction du rendement des principaux marchés financiers de la planète. Notre rendement à 10 ans a été mesuré au cours de la pire décennie que les marchés boursiers aient connue depuis 200 ans.
En revanche, au cours des 25 dernières années, l’indice de rendement du portefeuille de référence du RPC (qui sert d’indice de référence du marché pour la caisse) a surpassé le taux de 4,2 pour cent sur les périodes mobiles de 10 ans à chaque année, sauf en 2008 et en 2009 (années civiles).
Étant donné notre horizon à long terme, nous sommes convaincus de pouvoir atteindre et dépasser le taux de rendement de 4,2 pour cent au cours de la période de projection de 75 ans visée par le rapport de l’actuaire.
- Pourquoi l’Office d’investissement du RPC n’utilise-t-il pas une répartition précise de l’actif?
En vue d’atteindre nos objectifs de placement à valeur ajoutée, nous privilégions avant tout le rendement à long terme du portefeuille global plutôt que le rendement individuel des catégories d’actifs et des services de placement. C’est ce que nous appelons l’approche du portefeuille global.
Dans le cadre de cette approche, nous ne tentons pas d’allouer un montant ni un pourcentage spécifique à chaque catégorie d’actifs. Nous évaluons plutôt chaque placement selon ses caractéristiques de risque/rendement sous-jacentes ou « caractéristiques économiques ». Nous effectuons des placements en gestion active, comme les placements en biens immobiliers, en infrastructures, en actions de sociétés fermées et en titres de créance de sociétés fermées seulement si nous sommes confiants que leurs caractéristiques de risque/rendement seront supérieures à celles des actifs qui doivent être vendus pour financer ces placements. Cette approche nous pousse à prendre des décisions en fonction des caractéristiques et du rendement de l’ensemble de la caisse, d’où le nom « approche du portefeuille global ». Nous croyons qu’elle contribue à améliorer le processus décisionnel.
- Quelle proportion de l’actif est investie dans des actions?
Au 30 juin 2010, les actions de sociétés cotées en bourse représentent 43,2 pour cent de la caisse du RPC. Actuellement, la répartition de l’actif est la suivante :
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Actions de sociétés cotées en bourse :
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43,2 %
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Actions de sociétés fermées :
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12,5 %
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Titres à revenu fixe :
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30,8 %
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Placements sensibles à l’inflation :
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13,5 %
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- Comment décririez-vous les activités de placement de l'Office pour le premier trimestre de 2011?
Au trimestre précédent, nous sommes parvenus à saisir un certain nombre d’occasions de placement intéressantes et avons continué de « tirer parti de nos avantages comparatifs », notamment notre taille, la prévisibilité de nos flux de trésorerie, notre horizon de placement à long terme ainsi que nos connaissances spécialisées des placements, pour diversifier notre portefeuille mondial.
Les récentes opérations illustrent bien notre formidable savoir-faire puisqu’il nous permet de participer à des placements complexes et importants en tant qu’investisseur mondial.
L’Office d’investissement du RPC est un investisseur à long terme dont l’approche est très rigoureuse. La caisse évalue avec soin toutes les opérations possibles pour déterminer lesquelles correspondent le mieux à sa stratégie et à son mandat à long terme.
- Pourquoi n’investissez-vous pas uniquement au Canada afin de stimuler la croissance économique et de créer des emplois?
Notre mission consiste à aider à constituer les prestations de retraite futures des 17 millions de cotisants et bénéficiaires du RPC et à dégager un rendement maximal tout en évitant les risques de perte indus.
Les placements canadiens représentent environ 45,9 pour cent de notre portefeuille (soit 59,6 milliards de dollars). Ils représenteront toujours une partie importante de la caisse. Toutefois, comme nous ne voulons pas trop dépendre de la force de l’économie canadienne, nous sommes systématiquement à la recherche d’occasions de diversification à l’échelle internationale.a diversification du portefeuille par catégories d’actifs et par régions constitue un élément essentiel de la stratégie de placement à long terme de l’Office.
À l’avenir, nous investirons une proportion plus élevée de la caisse dans les placements internationaux afin de diversifier encore davantage la caisse du RPC. D’un point de vue stratégique, il ne serait pas dans l’intérêt des cotisants et des bénéficiaires du RPC d’investir la majorité de la caisse du RPC au Canada. Premièrement, il importe de diversifier le risque au-delà de l’économie canadienne, qui représente une petite part de l’économie mondiale. Deuxièmement, une diversification mondiale accrue permettra de créer un flux de revenus étrangers qui contribuera au financement des retraites des Canadiens. Troisièmement, il existe dans le monde des secteurs économiques intéressants dont la taille est réduite au Canada, comme l’industrie pharmaceutique, l’informatique et les produits de consommation de marque. Ces secteurs permettent de diversifier l’actif.
- L’Office d’investissement du RPC est-il réellement indépendant du gouvernement?
Oui. L’Office a été créé de manière à pouvoir agir indépendamment des gouvernements et prendre ses propres décisions de placement. Comme le prévoit la Loi sur l’Office d’investissement du régime de pensions du Canada, le conseil d’administration approuve nos politiques de placement et la direction prend des décisions de placement conformes aux politiques approuvées. La direction est responsable devant le conseil d’administration de l’Office.
Cependant, en tant que société d’État, l’Office rend des comptes aux ministres des Finances fédéral et provinciaux, qui assument la responsabilité du Régime de pensions du Canada.
Advenant qu’un politicien cherche à exercer son influence sur la prise de décision en matière de placements, nous rappellerions à cette personne, par écrit, que l’Office n’a aucun lien de dépendance envers le gouvernement et ses politiques. Par ailleurs, l’incident serait signalé à notre conseil d’administration, qui déciderait des mesures à prendre, le cas échéant.
- Comment votre Politique en matière d’investissement responsable se compare-t-elle à celle des autres grands investisseurs du Canada?
Nous avons adopté une approche de fiduciaire à l’égard des questions liées aux facteurs ESG, qui est axée sur l’engagement et fondée en partie sur des pratiques d’avant-garde au Canada et à l’échelle mondiale. Nous sommes parmi les premiers à l’avoir fait au Canada.
Notre approche est fidèle à notre mandat, à nos objectifs de placement et à nos obligations fiduciaires.
Notre Politique en matière d’investissement responsable a été reconnue par l’ONU dans le cadre des Principes pour l’Investissement Responsable, et les rapports publiés par l’Association pour l’investissement responsable au Canada reconnaissent que nous adoptons une approche progressive en matière d’investissement responsable qui reflète notre rôle de fiduciaire et notre mandat de placement.
De plus, nous désirons apprendre auprès d’autres chefs de file dans ce domaine et travailler en collaboration avec eux, y compris des investisseurs ayant des vues similaires.
Conformément à notre engagement en ce qui a trait à l’information sur nos activités en matière d’investissement responsable, le Rapport 2010 sur l’investissement responsable constitue un examen détaillé de nos activités et de nos réalisations. Pour en savoir plus sur notre Politique en matière d’investissement responsable, consultez notre section Investissement responsable.
- Quels sont les secteurs clés sur lesquels repose votre engagement en matière d’investissement responsable?
En mars 2007, nous avons retenu des secteurs clés sur lesquels concentrer notre engagement : les industries d’extraction (pétrole, gaz et mines), les changements climatiques et la rémunération des cadres.
Ces aspects pourraient influer de manière significative sur la valeur de notre portefeuille à long terme.
- Les industries extractives représentent une part importante de notre portefeuille et sont en général confrontées à un certain nombre de problèmes liés aux facteurs ESG.
- Les changements climatiques constituent un problème à longue échéance et intéressent donc particulièrement les investisseurs à long terme comme l’Office. Nous pensons que les entreprises qui sauront gérer les risques dans un contexte réglementaire de plus en plus strict bénéficieront d’avantages économiques.
- La rémunération de la direction liée à la création de valeur pour les actionnaires est essentielle à une bonne gouvernance.
- Pourquoi n’utilisez-vous pas des critères de sélection ou d’élimination pour prendre vos décisions de placement?
Nous pensons que l’application de critères de sélection des placements accroît le risque lié au portefeuille et réduit le rendement à long terme. Notre politique en matière d’investissement responsable met l’accent sur l’engagement, pas sur la sélection.
L’engagement est une stratégie qui a fait ses preuves pour les investisseurs institutionnels à long terme. En règle générale, notre engagement à l’égard des sociétés se rapporte à la mise à profit de notre participation dans quelque 2 900 sociétés pour améliorer le rendement et la présentation de renseignements sur les facteurs environnementaux, sociaux et relatifs à la gouvernance (ESG). Pour cela, nous exerçons notre droit de vote par procuration, nous rejoignons des coalitions d’investisseurs aux objectifs similaires et nous entretenons des relations directes avec les sociétés.
Nous pensons qu’un engagement à l’égard des facteurs ESG est plus efficace, à long terme, que l’utilisation de critères de sélection des placements.
De nombreuses questions relatives à l’investissement responsable se rapportent à la propriété d’actions de sociétés cotées en bourse. Nos placements en actions de sociétés cotées en bourse, choisis selon une démarche de sélection pasif, visent à reproduire les principaux indices boursiers. Cette approche permet à l’Office d’investir des capitaux importants dans divers secteurs d’activité au Canada et à l’étranger, d’une manière efficace et économique.
- Différents groupes de Canadiens pensent que la caisse du RPC ne devrait pas investir dans certains secteurs d’activité ou entreprises. Tenez-vous compte de ce point de vue?
Bien que nous n’utilisions pas de critères de sélection ou d’élimination pour nos placements, nous tenons compte des nombreuses questions qui préoccupent les Canadiens pour déterminer les répercussions éventuelles des facteurs environnementaux, sociaux et relatifs à la gouvernance (ESG) sur le rendement à long terme de la société.
Nous n’examinons les facteurs ESG que du point de vue des critères de risque et de rendement et les intégrons à notre processus de placement.
Le désinvestissement élimine toute possibilité de dialogue avec la direction d’autres entreprises pouvant donner des résultats favorables à long terme.
- Est-ce que l’Office d’investissement du RPC dispose d’une politique en matière d’investissement responsable limitant de tels placements?
Notre mandat est « lié exclusivement au placement. » Nous évaluons les sociétés d’après leur solidité financière dans le but de maintenir, voire de maximiser, les rendements relativement aux prestations de retraite de 17 millions de Canadiens.
Nous tenons compte des questions environnementales, sociales et liées à la gouvernance, mais dans un contexte financier.
Afin d’investir de façon responsable, nous suivons deux ensembles de directives :
- notre propre politique en matière d’investissement responsable et
- les Principes pour l’investissement responsable des Nations Unies qui définissent un cadre de pratiques permettant aux investisseurs de tenir compte des facteurs ESG dans leurs décisions de placement et leurs pratiques en tant que propriétaires
- Pourquoi l’Office d’investissement du RPC cherche-t-il à investir dans les infrastructures?
Les infrastructures sont une catégorie d’actif très attrayante pour l’Office et pour la majorité des plus grandes caisses de retraite au Canada.
Le programme d’infrastructures de l’Office est axé sur des placements présentant un niveau de risque et de rendement plus faible, habituellement caractérisés par une réglementation rigoureuse et un faible risque de substitution. Ce type de placements comprend notamment les réseaux de transport et de distribution d’électricité ou de gaz, les services publics de distribution d’eau, les autoroutes, les ponts et les tunnels à péage, les aéroports et les ports.
- Quelle est votre opinion générale à propos du débat actuel sur les régimes de retraite canadiens?
Nous ne préconisons pas une solution en particulier. Nous croyons qu’il est important de mener des discussions et un débat approfondis sur cette question.
Nous sommes convaincus de la réussite des décideurs. Ils ont mené à bien les réformes du RPC au milieu des années 1990 et ils peuvent réussir cette fois-ci aussi.
- Quels sont les principes du cadre de rémunération de la direction de l’Office?
La gestion efficace d’un portefeuille diversifié de 129,7 milliards de dollars requiert un très large éventail de placements sur les marchés publics et privés ainsi que le savoir-faire nécessaire pour gérer ces placements. L’Office, l’une des plus importantes caisses de retraite en son genre au monde, a besoin de personnes possédant une vaste expérience notamment dans les domaines suivants : gestion de placements, recherche sur les placements, conception de portefeuille, gestion du risque et activités de placement.
Notre programme de rémunération est un élément clé qui nous permet d’attirer les gens de talent dont nous avons besoin pour mettre à exécution notre stratégie et réaliser notre mandat, qui consiste à dégager les rendements de placement nécessaires pour assurer la viabilité du Régime de pensions du Canada.
Le cadre de rémunération de l’Office respecte, voire dépasse, dans certains cas, les principes sur les systèmes de rémunération établis par le Conseil de stabilité financière et adoptés par le G-20. Compte tenu de ces principes, la rémunération des dirigeants doit être en grande partie variable et le rendement doit être évalué et rémunéré sur une longue période de temps.
Conformément à la philosophie de rémunération fondée sur le rendement et aux principes du G-20, la rémunération à l’Office d’investissement du RPC est fonction du rendement des placements sur des périodes mobiles de quatre années consécutives.
Le calcul de la rémunération totale tient compte de trois facteurs :
- rendements de la caisse du RPC;
- revenu de placement réel qui excède nos indices de référence du marché;
- rendement par rapport à des objectifs individuels préétablis.
- Comment sont nommés les membres du conseil d’administration?
Le processus de nomination des administrateurs vise à assurer, chez les membres du conseil d’administration, la présence de compétences ou d’expérience éprouvées en matière de finances de sorte que l’Office puisse atteindre ses objectifs. Les administrateurs sont nommés par le gouverneur en conseil du gouvernement fédéral, sur la recommandation faite par le ministre fédéral des Finances après consultation du ministre des Finances de chacune des provinces participantes et avec l’aide d’un comité des candidatures externe faisant appel au secteur privé. Conformément aux recommandations du Conseil du Trésor au sujet des sociétés d’État, l’Office d’investissement du RPC apporte son aide à l’établissement des compétences recherchées, choisit une agence de recrutement de cadres et gère le processus de recherche de candidats compétents.
Les noms des candidats sont transmis au comité des candidatures externe, qui examine les dossiers et propose des candidats au ministre fédéral des Finances.
Pour de plus amples renseignements, voir membres du conseil.